Qui sont les ancêtres de Christine Fréchette ?
Petite histoire des ancêtres Tremblay et Fréchette de la nouvelle première ministre du Québec.
4/15/20262 min read


Du côté de son père, elle a bien failli s'appeler Christine Savignac !
Jean-Baptiste Savignac est portefaix (porteur de charges) sur les quais de Bordeaux au début du XVIIIe siècle. Il charge des tonneaux sur la Garonne. Un jour, il traverse l'Atlantique. Pourquoi exactement, les archives ne le disent pas. Il s'installe dans la région de Sorel, se marie en 1719, et ses descendants vont lentement changer de nom. Pas par décision consciente. Par usage. Par glissement dans les registres paroissiaux. Ils deviennent Fréchette. Le nom Savignac disparaît de cette branche. Christine Fréchette ne saura probablement jamais qu'elle descend d'un portefaix bordelais.
Du côté de sa mère, c'est Pierre Tremblay. Le laboureur percheron qui débarque à Québec en 1647, illettré, qui trace une marque à la place de sa signature sur son contrat d'engagement. Il défrichera une terre à L'Ange-Gardien, élèvera dix enfants jusqu'à l'âge adulte sur douze, et ses descendants représentent aujourd'hui le quart des Québécois francophones. L'homme qui ne savait pas écrire son prénom est probablement l'ancêtre le plus prolifique de toute l'Amérique francophone.
J'ai relu des actes notariés, les recensements coloniaux et les registres paroissiaux pour retracer ces deux lignées jusqu'à Christine Fréchette. Vingt et une générations. Ce que j'ai trouvé, c'est surtout ça : des gens ordinaires qui ont tenu.
Tenu contre la variole de 1702, qui tue dix pour cent de la population coloniale en deux ans. Contre l'année sans été de 1816, quand le volcan Tambora en Indonésie bloque le soleil et que trente centimètres de neige tombent à Québec le 6 juin. En 1918, cent dix-neuf personnes meurent en cinq semaines dans le seul comté d'Arthabaska, exactement là où vivent les ancêtres paternels de Christine. Aucun de ces gens ne savait ce qu'il construisait. Ils faisaient ce que font les gens ordinaires : ils survivaient, travaillaient, et transmettaient un nom.
C'est ça que j'ai voulu écrire. Pas une biographie politique. Un récit. Quelque chose qui ressemble à ce que ces vies ont vraiment été.
Les racines d'une première ministre. Petite histoire des ancêtres de Christine Fréchette.
15 000 mots.
Tous les faits documentés. Rien d'inventé.
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