1702 : Quand la variole tue 1 Québécois sur 10
Entre 1702 et 1703, la variole frappe toute la Nouvelle-France avec une violence inouïe.
HISTOIRE
Alexandre Gagné
3/16/20261 min read


En deux ans, la variole a tué 1 Québécois sur 10.
Entre 1702 et 1703, la variole frappe toute la Nouvelle-France avec une violence inouïe.
Le bilan : entre 1 300 et 3 000 morts. Soit 8 à 10 % de toute la population de la colonie en deux ans. À Québec seulement : 300 à 400 morts dans la ville.
Pour mettre ça en perspective : imaginez qu'aujourd'hui, en deux ans, une maladie tue entre 700 000 et 900 000 Québécois. C'est l'ordre de grandeur de ce qu'ont vécu nos ancêtres.
Nos Leduc, nos Gagnon, nos Tremblay, nos Ouellet vivaient là-dedans. Jean Leduc meurt en avril 1702 — en plein cœur de l'épidémie. A-t-il contracté la variole ? Les archives ne le précisent pas. Mais il était à Montréal, au moment le plus meurtrier.
Il n'y avait pas de vaccin. Pas d'hôpital pour tous. Les familles s'enfermaient, soignaient leurs malades avec des herbes et des prières, et espéraient que la mort passerait devant leur porte.
Certaines familles ont perdu plusieurs enfants en quelques semaines.
Et pourtant, ils ont tenu. Ils ont rebâti. Ils ont continué à faire des enfants, à défricher des terres, à construire des paroisses.
La résilience de nos ancêtres n'est pas un mythe. C'est une réalité inscrite dans chaque acte de sépulture de l'hiver 1702.
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